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ACTIVITÉ PHYSIQUE ET ENDOMÉTRIOSE

Maladie gynécologique, l’endométriose touche près d’une femme sur dix mais reste encore mal connue, voire ignorée. Si elle ne cause parfois aucun symptôme, elle peut dans certains cas provoquer des douleurs intenses. L’activité physique peut avoir des effets bénéfiques. Explications avec Ianis Mellerin, médecin fédéral, Emily Martineau (CTN) et Colin Charrier, enseignant en activité physique adaptée et santé.


C’EST QUOI ?

L’endométriose est liée à la présence d’un tissu, semblable à l’utérus, en dehors de celui-ci. Elle touche le plus souvent les ovaires, le vagin, les ligaments utérosacrés, le rectum et la vessie. La sévérité des symptômes n’est pas toujours liée à l’étendue des lésions. Le symptôme principal est la douleur, récurrente, notamment au moment des règles. Le tissu anormal est sensible aux hormones féminines et va subir au cours de chaque cycle menstruel des remaniements et laisser des cicatrices fibreuses. En dehors des règles, les personnes atteintes d’endométriose peuvent subir des douleurs pendant les rapports sexuels ou encore lors d’émissions de selles ou d’urines. Ces symptômes ont donc un impact majeur sur la qualité de vie personnelle, conjugale mais également professionnelle et sociale.


UN TRAITEMENT ?

La chirurgie est le seul traitement à ce jour permettant l’élimination complète des lésions. Elle est proposée si les symptômes sont invalidants et/ou en cas d’infertilité. La chirurgie aboutit parfois à la disparition des symptômes pendant de nombreuses années, voire définitivement. Son efficacité est cependant limitée en cas de petites lésions disséminées ou quand l’intervention induit un rapport bénéfice/risque défavorable, avec par exemple un risque d’incontinence.


SPORT ET ENDOMÉTRIOSE

Les femmes atteintes d’endométriose bénéficient comme n’importe quelles femmes des effets positifs de l’activité physique sur leur santé. En principe, toute pratique sportive leur est possible tant que celle-ci n’est pas interdite pour d’autres raisons. La douleur est un signal important. Ainsi la pratique d’une activité sportive ne doit ni augmenter et encore moins créer des douleurs. D’autant que les douleurs liées à l’endométrioses peuvent être particulièrement intenses ! L’activité physique devra donc être adaptée à la pratiquante et à ses sensations, mais aussi dans le temps, car le cycle hormonal fait fluctuer l’intensité des douleurs. L’objectif restant de travailler sur les 4 piliers (souplesse / renforcement musculaire / équilibre / cardiorespiratoire) et de respecter les recommandations de la HAS (Haute autorité de santé), nous recommandons de vous adapter aux périodes de crises potentielles de la pratiquante. En cas de crise, privilégier les activité « wellness » comme le stretching ou encore le yoga.

Ainsi :

• Vous limitez les risques de douleurs liées à des hyperpressions pelviennes que peuvent engendrer l’activité physique.

• Vous permettez une détente qui va lutter contre la crispation du corps et de l’esprit liée à la douleur.

• Vous favorisez la détente qui est recherché au regard de la fatigue qu’engendre ces crises.

En dehors des poussées de douleurs, privilégier :

• Le travail cardio qui permettra notamment la libération d’endorphine, hormone du bien-être qui a une action bénéfique sur la douleur.

• Le travail de renforcement musculaire avec une priorité toujours donnée au travail hypopressif.


Retrouvez cet article sur le magazine côté club, disponible sur le site de la fédération : https://ffepgv.fr/







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